Un État peut-il perdre la confiance de ses prêteurs ?

2010 : emprunter devient hors de prix pour la Grèce.

Pourquoi la Grèce ne pouvait-elle plus emprunter ?

En 2009, la Grèce révèle un déficit bien plus élevé que prévu : l’État dépense beaucoup plus qu’il ne reçoit.

À partir de 2010, ses prêteurs exigent un taux d’intérêt très élevé, le prix payé chaque année pour l’argent prêté : emprunter lui coûte trop cher.

Le taux auquel un État emprunte reflète la confiance de ses prêteurs : quand elle baisse, le taux grimpe.

Une monnaie commune, un problème commun ?

Les pays de la zone euro partagent une monnaie, pas un budget. L’Europe crée des mécanismes d’aide et des plans d’ajustement, qui réduisent les dépenses du pays aidé.

En 2012, la Banque centrale européenne (BCE), qui prête aux banques de la zone euro, promet de faire tout ce qu’il faudra pour préserver l’euro. Les marchés se calment.

Prêter à un État, est-ce sans risque ?

Une obligation est un prêt à un État ou à une entreprise. Comme la Grèce, même un État de la zone euro peut faire douter ceux qui lui prêtent.

Aucun pays, aucun secteur, aucune monnaie n’est à l’abri d’une crise.

Zumi

Dans kzumi, quatre paniers d’obligations suivent leurs vrais prix, parfois avec un peu de retard : prêter peut aussi faire baisser ton portefeuille de jeu.

À retenir

Le taux auquel un État emprunte reflète la confiance de ses prêteurs, et même un État de la zone euro peut la perdre.

Que s’est-il passé pour la Grèce à partir de 2010 ?

  1. Elle a reçu des prêts européens sans aucune condition
  2. Elle ne pouvait plus emprunter à un coût supportable
  3. Elle est sortie de la zone euro et a retrouvé sa monnaie
  4. Elle a vu ses taux d’emprunt baisser grâce à l’euro

La réponse est dans kzumi.

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